Avant tout il faut savoir si « notre Tai Chi » est encore du Tai Chi !?
Déjà avec YANG CHENG FU le Tai Chi n’est plus que l’ombre de lui-même, il y a déjà tellement eu de simplifications et d’oublis…alors, je ne vous parle pas du Tai Chi que j’enseigne…, il n’en a plus que le nom !
Bon, ça c’est pour les puristes, pour les autres, il y a quand même Tai Chi et Tai Chi, car il faut bien le reconnaître la transmission orale peut donner des surprises, il suffit d’essayer de faire passer une phrase autour de la table par le bouche à oreille pour s’en rendre compte !
Mais de là à ce que toute la transmission se soit faite comme ça, il y a une marge. Nous sommes en présence d’un outil de développement personnel et évidemment chacun y met un peu du sien, c’est normal ; et même cela peut être intéressant et enrichissant pour la technique qui ne demande qu’à évoluer !
Il en va de même pour le Tai Chi Chuan qui pour vivre doit changer et ce n’est pas nécessairement en mal.
Bien sûr, cela doit se faire dans le respect des principes fondateurs du Tai Chi Chuan et pour cela les anciens nous ont laissés des textes.
Ces textes demandent à être interprété correctement, c'est-à-dire à la lumière de la pratique. Ce n’est qu’au fil des années de pratique que le contenu des textes anciens prend son sens véritable et qu’on se dit : « oui, c’est ça qu’il voulait dire, maintenant je le sens dans mon mouvement! ».
Finalement nous ne pourrons nous fier qu’à nous même pour juger de la qualité du Tai Chi Chuan qu’on nous enseigne.
Tout d’abord, il faut commencer par y aller, il faut se lancer dans la pratique, car il faut goûter le thé pour savoir quel goût il a et il en va de même pour le Tai Chi.
Choisissez un cours et profitez de la séance de découverte pour vous faire une petite idée de l’école et du professeur. Si vous en avez la possibilité, faites cela dans différentes écoles…et puis choisissez celle qui vous a paru la plus riche.
Vous verrez dans quelques temps si sous la surface brillante qui vous a attiré il y a quelque chose!